Fixer l'objectif et l'indicateur
- Une campagne, un objectif : vendre, inscrire à un webinaire, faire lire un contenu, réactiver des clients.
- Un indicateur qui mesure cet objectif : conversions et chiffre d'affaires par envoi pour une vente, inscriptions pour un webinaire, clics pour un contenu.
- Pas le taux d'ouverture : faussé par les ouvertures automatiques, il ne juge plus une campagne.
- Une référence : la moyenne de vos cinq derniers envois comparables, à laquelle chaque nouvelle campagne se mesure.
La liste et la segmentation
- Segmenter par comportement : clients récents, contacts qui ont cliqué récemment, inactifs.
- Segmenter par intérêt ou par cycle de vie : nouvel inscrit, client fidèle, client à réactiver ; en B2B, par fonction et par secteur.
- Envoyer moins, à des contacts plus concernés : un message pertinent pour un segment vaut mieux qu'un message moyen pour toute la base.
- Retirer les rebonds définitifs après chaque envoi.
- Relancer les inactifs prolongés par une campagne de réengagement, puis retirer ceux qui ne réagissent pas.
- Recueillir les inscriptions par double confirmation.
La délivrabilité, avant tout le reste
Un e-mail qui n'arrive pas en boîte de réception ne peut rien optimiser. Authentifiez le domaine d'envoi avec SPF, DKIM et DMARC, alignés sur l'adresse d'expédition. Depuis février 2024, Gmail et Yahoo imposent aux expéditeurs de gros volumes cette authentification, une désinscription en un clic et un faible taux de plainte : Google demande de rester sous 0,3 %. Montez les volumes progressivement sur un nouveau domaine, et surveillez la réputation de votre domaine dans Google Postmaster Tools. Le guide de la délivrabilité détaille chaque point.
L'objet et le texte d'aperçu
- Un objet qui dit ce que contient l'e-mail ou ce qu'il apporte, avec l'essentiel dans les premiers mots, lisibles sur mobile.
- Un texte d'aperçu rédigé, qui complète l'objet au lieu de le répéter.
- Un nom d'expéditeur stable et reconnaissable.
- Une personnalisation utile — le nom de l'entreprise, le produit consulté — plutôt qu'un prénom plaqué partout.
- Pas de promesse que le contenu ne tient pas : elle se paie en désabonnements et en plaintes.
Le contenu et l'appel à l'action
- Un appel à l'action principal, visible sans faire défiler, formulé comme une action (« Réserver ma place », « Voir les modèles »).
- Un message lisible même quand les images sont bloquées, avec un texte alternatif sur chaque image.
- Une mise en page pensée d'abord pour le mobile.
- Des liens balisés avec des paramètres UTM, pour attribuer visites et conversions dans GA4.
- Une page d'arrivée cohérente avec l'e-mail : même offre, même promesse, même vocabulaire.
- Un e-mail court, qui renvoie vers la page plutôt que de tout dire.
Les tests A/B
- Une seule variable à la fois : l'objet, l'expéditeur, l'appel à l'action, l'heure d'envoi.
- Un critère de victoire fixé avant le test, de préférence les clics ou les conversions plutôt que les ouvertures.
- Deux échantillons tirés au hasard, envoyés au même moment.
- Un échantillon assez grand : sur quelques centaines de contacts, l'écart entre deux variantes relève souvent du hasard.
- Exemple : sur une liste de 20 000 contacts, envoyer chaque variante à 2 000 personnes, attendre quelques heures, puis envoyer la gagnante aux 16 000 restants.
- Un journal des enseignements, pour ne pas refaire le même test dans six mois.
Le moment et la fréquence
Les « meilleurs jours d'envoi » publiés ici ou là valent pour la moyenne de listes qui ne sont pas la vôtre. Testez deux ou trois créneaux sur votre propre liste, puis tenez-vous à celui qui donne les meilleurs clics. Pour la fréquence, annoncez-la à l'inscription et surveillez les désabonnements et les plaintes quand vous l'augmentez : ce sont eux qui disent quand vous en faites trop.
Mesurer et capitaliser
- Taux de clic = destinataires ayant cliqué ÷ e-mails délivrés.
- Taux de clic sur ouverture (CTOR) = destinataires ayant cliqué ÷ destinataires ayant ouvert.
- Revenu par e-mail délivré = chiffre d'affaires attribué ÷ e-mails délivrés, pour comparer des envois de tailles différentes.
- Désabonnements, plaintes et rebonds de chaque envoi.
- Comparaison avec votre référence, et trois lignes de bilan après chaque campagne : ce qui a marché, ce qui n'a pas marché, ce qu'on change la prochaine fois.
Ce que fait Vandolo
Le module newsletter, inclus dans Croissance & acquisition (95 € HT par mois), se connecte à Brevo, Mailchimp, Mailjet, Klaviyo, HubSpot, MailerLite, ActiveCampaign, Constant Contact, Campaign Monitor, Kit et beehiiv, et met vos campagnes côte à côte : ouvertures, clics, désabonnements et rebonds, quand l'outil les fournit ; un indicateur non transmis reste vide plutôt qu'estimé. Si vos liens sont balisés, le canal e-mail apparaît avec ses sessions, conversions et revenus parmi les canaux d'acquisition de la vue trafic GA4, incluse dans le plan Gratuit. Vandolo n'envoie aucun e-mail, ne crée pas de test A/B et ne construit pas de scénarios d'automatisation : ces fonctions restent dans votre outil d'emailing.