Rapports standards et explorations : la différence
Les rapports standards (menu Rapports) sont accessibles à tous les utilisateurs, se chargent vite, ne sont pas échantillonnés et couvrent toute la durée d'historique. On peut les filtrer, comparer des segments et changer la dimension principale. Les explorations (menu Explorer) sont des analyses libres : on choisit dimensions, métriques, segments et type de visualisation. Plus puissantes, elles sont limitées par la durée de conservation des données de la propriété (2 ou 14 mois en version gratuite) et peuvent être échantillonnées sur de gros volumes. Règle : un rapport standard pour le suivi régulier, une exploration pour une question ponctuelle.
Les rapports standards à consulter chaque semaine
- Acquisition de trafic : sessions, taux d'engagement et événements clés par groupe de canaux par défaut, puis par « Source / support de la session ». Le rapport pour juger les canaux.
- Acquisition d'utilisateurs : le canal du premier contact de chaque nouvel utilisateur.
- Page de destination : les pages d'entrée, leur trafic et leurs événements clés. Le rapport le plus utile pour relier SEO, publicité et conversion.
- Pages et écrans : les pages les plus vues et leur temps d'engagement moyen.
- Événements : la liste des événements reçus et leur volume, pour repérer un doublon ou un événement qui a cessé de remonter.
- Achats e-commerce (si vous vendez en ligne) : produits, quantités et revenus.
Les explorations utiles
- Exploration libre : un tableau croisé à la demande, par exemple événements clés par page de destination et par appareil.
- Exploration de l'entonnoir : les étapes d'un parcours (page produit, panier, paiement, achat) et le taux d'abandon à chaque étape.
- Exploration du chemin : ce que font les visiteurs avant ou après une page ou un événement.
- Chevauchement de segments : la part des visiteurs qui appartiennent à plusieurs segments à la fois (mobile et venus du SEO, par exemple).
- Exploration de cohorte : le retour des utilisateurs dans les semaines qui suivent leur première visite.
- Durée de vie de l'utilisateur : la valeur générée par les utilisateurs selon leur canal d'acquisition.
Créer un rapport personnalisé dans GA4
- Méthode rapide : ouvrez un rapport standard, cliquez sur l'icône crayon (Personnaliser le rapport), modifiez dimensions, métriques et graphiques, puis enregistrez comme nouveau rapport.
- Bibliothèque : avec un rôle Éditeur, la Bibliothèque (en bas du menu Rapports) permet de créer un rapport détaillé ou un rapport de synthèse, puis de l'ajouter à une collection pour qu'il apparaisse dans la navigation.
- Exploration : pour une analyse que vous ne referez pas, construisez une exploration, partagez-la en lecture avec les membres de la propriété ou exportez-la.
- Dimensions personnalisées : un paramètre d'événement (type de formulaire, catégorie d'article) n'apparaît dans les rapports que si vous le déclarez comme dimension personnalisée dans Administration.
Le rapport GA4 pour la direction
Une direction n'a pas besoin de trente rapports, mais d'une page qui répond à trois questions : combien d'opportunités le site a générées, par quels canaux, et ce qui a changé par rapport à la période précédente. Contenu recommandé : le nombre d'événements clés à valeur commerciale (leads, achats) et leur évolution, leur répartition par canal, les trois pages de destination qui convertissent le plus, et un commentaire de trois lignes : ce qui a progressé, ce qui a reculé, l'action décidée. Évitez les pages vues et le temps passé en tête de rapport : ce sont des indicateurs de diagnostic, pas de résultat.
Les pièges de lecture des rapports GA4
- Comparer avec Universal Analytics : les définitions ont changé (sessions, taux de rebond, conversions).
- Confondre acquisition d'utilisateurs et acquisition de trafic : premier contact d'un côté, session de l'autre.
- Lire les données du jour : elles sont incomplètes et se stabilisent après 24 à 48 heures.
- Ignorer l'icône de seuil de données : certaines lignes peuvent être masquées quand les effectifs sont faibles.
- Oublier le consentement : en Europe, une partie des visiteurs n'est pas mesurée de la même façon, les tendances comptent plus que les valeurs absolues.
Quand passer à Looker Studio
Les rapports GA4 restent cantonnés à GA4. Dès qu'il faut réunir GA4, Google Ads, Search Console et d'autres sources dans un même rapport, ou envoyer un document mis en forme à un client, on passe à un outil de visualisation. Looker Studio, gratuit, se connecte nativement à GA4 ; ses limites (quotas de l'API GA4 sur les rapports chargés, connecteurs tiers payants pour Meta ou LinkedIn) sont détaillées dans notre guide du tableau de bord Looker Studio.
Ce que fait Vandolo
Vandolo se connecte à GA4 dès le plan Gratuit et affiche votre trafic dans une vue d'ensemble, avec les chiffres réels de Google Ads et de Meta et des rapports, pour une marque. Les agences y gèrent plusieurs clients et des rapports clients en marque blanche. Le module Santé du site & tracking (71 € HT par mois) vérifie en amont que le tracking qui alimente ces rapports est fiable : balises, doublons, consentement.