Identifier ses vrais concurrents SEO
Listez dix à vingt requêtes qui comptent pour vous, tirées de votre offre et de la Search Console. Cherchez chacune en navigation privée, sur google.fr, et relevez les domaines du top 10. Les domaines qui reviennent sur plusieurs requêtes sont vos concurrents SEO. Classez-les en trois groupes : les concurrents directs, qui vendent la même chose ; les intermédiaires, comparateurs, annuaires et places de marché ; les sites d'information, médias et blogs. La stratégie diffère pour chacun : face à un comparateur qui occupe la première place, être référencé dans son classement vaut parfois mieux que chercher à le dépasser.
Comparer les pages qui se classent
- Le type de page : guide, liste, page produit, comparatif, outil en ligne. Il dit quelle intention Google associe à la requête ; une page d'un autre type part avec un handicap.
- L'angle et la profondeur : les questions traitées, les exemples, les données propres.
- La fraîcheur : date de publication ou de mise à jour, informations récentes.
- Les formats : tableau, FAQ, vidéo, calculateur, schéma.
- La balise title et le titre H1 : la formulation retenue pour la requête.
- Les signaux de confiance : auteur nommé, sources citées, entreprise identifiable.
- La performance technique : vitesse et confort sur mobile, mesurés avec PageSpeed Insights.
Repérer les sujets manquants
Pour chaque requête, listez les intertitres et les questions couverts par les trois premiers résultats, puis cochez ceux que votre page traite. Les cases vides sont votre plan de travail. Complétez avec le bloc « Autres questions posées » et les suggestions de recherche de Google. À l'échelle du site, comparez les rubriques et les sitemaps des concurrents aux vôtres : un concurrent qui couvre un thème entier par une page pilier et dix satellites, là où vous n'avez qu'une page, se classera sur des requêtes que vous ne voyez même pas. Les suites SEO automatisent cette comparaison, mais leurs volumes et positions sont des estimations ; seules vos données Search Console sont mesurées, et seulement pour votre site.
Trouver les mots-clés des concurrents sans outil payant
- Leur fichier sitemap.xml, souvent public, liste les pages qu'ils jugent importantes.
- L'opérateur site: dans Google (site:concurrent.fr + un thème) montre les pages indexées sur ce thème.
- Les rubriques de leur blog et les titres de leurs pages donnent les sujets qu'ils travaillent.
- Le planificateur de mots-clés de Google Ads, accessible avec un compte, donne des idées de requêtes et des fourchettes de volume, y compris à partir de l'adresse d'un site.
- Le Centre de transparence des annonces de Google et la Bibliothèque publicitaire de Meta montrent leurs publicités, donc les offres qu'ils poussent.
Liens et notoriété
Les liens venus d'autres sites restent un signal de notoriété. Repérez les sites qui citent plusieurs de vos concurrents mais pas vous : annuaires professionnels, comparatifs, associations sectorielles, partenaires, presse spécialisée. Ce sont les cibles les plus réalistes, parce qu'elles parlent déjà de votre marché. L'analyse complète des liens demande un outil dédié ; les versions gratuites, limitées, suffisent pour repérer les sources principales. Les mentions sans lien comptent aussi : elles nourrissent la notoriété de la marque, et ce sont souvent elles que reprennent les moteurs de réponse.
La concurrence dans les réponses des IA
Posez les mêmes requêtes, formulées comme des questions, aux assistants qui cherchent sur le web — ChatGPT, Claude, l'encadré AI Overviews de Google — et notez les marques citées et les sources sur lesquelles ils s'appuient. Ces sources ne sont pas toujours celles du top 10 de Google. La part de voix se calcule alors en toutes lettres : part de voix = citations de votre marque ÷ citations de toutes les marques suivies, sur un même jeu de questions. Un concurrent absent de Google mais très présent dans les réponses des IA est un concurrent à part entière.
Transformer l'analyse en plan d'action
- Prioriser chaque chantier par son potentiel (impressions, intention commerciale) rapporté à l'effort.
- Commencer par compléter les pages existantes qui s'affichent déjà en page 2.
- Créer les pages manquantes sur les intentions que vous ne couvrez pas.
- Démarcher les sources qui citent vos concurrents et pas vous.
- Suivre chaque mois vos positions face aux mêmes concurrents, sur les mêmes requêtes.
- Ne pas copier : faire mieux, avec ce que le concurrent n'a pas — vos données, vos cas, votre expérience.
Les erreurs fréquentes
- Analyser ses concurrents commerciaux au lieu de ceux qui occupent la page de résultats.
- Prendre pour des faits les estimations de trafic d'un outil tiers.
- Copier la structure d'une page concurrente au lieu de répondre mieux.
- Faire l'analyse une fois, puis ne plus jamais la refaire.
- Ignorer l'intention : viser une requête informationnelle avec une page produit.
- S'en remettre aux scores d'autorité des outils : ce sont des indicateurs propriétaires, pas des mesures de Google.
Ce que fait Vandolo
Le module Référencement naturel (95 € HT par mois) relève les positions réelles de vos pages dans la Search Console, établit le plan de mots-clés en clusters, rédige et publie sur WordPress, et suit l'avant et l'après de chaque action. Le module Visibilité dans les IA (71 € HT par mois) pose vos requêtes à Claude (avec recherche web), à ChatGPT et aux AI Overviews de Google — Perplexity et Gemini lorsqu'ils sont activés —, et mesure votre part de voix face aux concurrents ainsi que les sources citées à votre place. Dans le module Publicité (119 € HT par mois), le bloc « Mes concurrents » de Market Insights décrit les concurrents que vous nommez par des données publiques : leurs publicités dans la Bibliothèque publicitaire de Meta, leur présence dans votre suivi GEO, et leurs avis et positions Google lorsque ces sources sont activées. Vandolo n'analyse pas les liens entrants de vos concurrents et n'estime pas leur trafic : sur ces deux points, une suite SEO dédiée creuse plus loin.