Netlinking : définition
Un backlink, ou lien entrant, est un lien placé sur la page d'un autre site et qui pointe vers une page du vôtre ; le netlinking est la stratégie qui vise à en obtenir. Il se distingue du maillage interne, qui relie vos propres pages et que vous maîtrisez entièrement : un backlink dépend de la décision de quelqu'un d'autre. Les liens aident les moteurs à découvrir des pages, et leur texte d'ancre les renseigne sur la page visée : Google cite d'ailleurs les textes d'ancre des liens vers une page parmi les sources dont il peut se servir pour générer le titre affiché dans ses résultats.
Ce que Google qualifie de spam de liens
- Les liens achetés ou vendus pour le classement, y compris en échange de produits ou de services.
- Les échanges de liens excessifs, du type « je vous cite si vous me citez ».
- Les liens créés automatiquement par des programmes.
- Les ancres optimisées dans des articles invités, des communiqués de presse ou des publi-rédactionnels.
- Les annuaires et sites de favoris de mauvaise qualité.
- Les liens placés dans les signatures de forums.
Ces catégories viennent des règles anti-spam publiées sur Google Search Central, qui posent un principe simple : ne payez pas des liens pour le classement. Méfiez-vous donc des prestataires qui vendent des volumes de liens ou une position. Google le rappelle sur sa page consacrée au recours à un référenceur : « Personne ne peut garantir la première position dans les résultats de recherche Google ».
Lien payé, lien d'utilisateur : les attributs rel
Un lien payé n'est pas interdit en soi : il est acceptable s'il est qualifié. L'attribut rel="sponsored" signale une publicité, un partenariat rémunéré ou un article sponsorisé, et rel="nofollow" est également admis dans ce cas. L'attribut rel="ugc" s'applique aux liens placés dans des contenus d'utilisateurs. Un article sponsorisé dans un média de votre secteur peut donc être un bon achat pour ses lecteurs, à condition que le lien soit qualifié : il ne sert alors pas le classement. Un vendeur qui refuse l'attribut vous vend précisément ce que Google interdit.
Les backlinks qui restent efficaces et propres
- Les liens mérités par un contenu citable. Données issues de votre activité, définition tenue à jour, méthode détaillée, outil gratuit : on fait un lien vers une page quand on en a besoin comme source.
- Les relations presse. Donnez aux journalistes de votre secteur ce qui leur manque : des données, un avis argumenté sur l'actualité, un interlocuteur disponible. Le lien n'est jamais garanti ; la mention, elle, compte quand même.
- Les partenariats réels. Clients, fournisseurs, intégrations techniques, associations professionnelles : une relation qui existe justifie qu'une page vous cite. Si le partenariat est rémunéré, le lien est qualifié en sponsored.
- Les contributions dans les médias du secteur. Tribunes, interviews, conférences : présentez-vous sous le nom de votre marque, sans ancre optimisée glissée dans le texte, cible explicite des règles de Google.
- Les mentions sans lien et les liens perdus. Demander l'ajout d'un lien à un site qui vous cite déjà est légitime ; une redirection permanente récupère les liens qui pointaient vers une page supprimée ou déplacée.
Comment juger un lien avant de le chercher ou de l'accepter
- Le site a-t-il de vrais lecteurs dans votre secteur ? Le meilleur test : le lien vaudrait-il la peine si Google n'existait pas, pour les visiteurs qu'il amène ?
- La page parle-t-elle de votre sujet, ou d'autre chose ?
- Le lien est-il éditorial, choisi par l'auteur parce qu'il aide son lecteur, ou inséré contre paiement ou échange ?
- L'ancre est-elle naturelle ? Le nom de votre marque ou le titre de la page, pas une expression commerciale exacte répétée d'un site à l'autre.
- Le site vend-il des liens ? Une grille de tarifs pour des « articles sponsorisés avec lien suivi » signale un site qui vend du classement.
- Les scores d'autorité des outils sont des calculs propres à chaque éditeur, pas une donnée de Google : utiles pour trier, insuffisants pour décider.
Ce qui ne sert à rien, ou qui coûte
- Acheter des liens en lot, sans attribut : c'est la première catégorie de spam de liens citée par Google.
- Inscrire le site en série dans des annuaires généralistes, ou commenter des forums pour y laisser un lien : annuaires de mauvaise qualité et signatures de forums figurent dans la même liste.
- Fixer un objectif en nombre de liens par mois : le compte ne dit rien de la valeur.
- Désavouer par réflexe : Google ne recommande son outil de désaveu qu'aux sites qui ont beaucoup de liens artificiels ayant entraîné, ou risquant d'entraîner, une action manuelle.
- Négliger un lien nofollow d'un média lu par vos clients : il amène des visiteurs qualifiés, et la mention qui l'accompagne reste lisible par les moteurs génératifs.
Netlinking et GEO : des liens aux mentions
Les moteurs génératifs qui cherchent sur le web composent leur réponse à partir des sources qu'ils trouvent, et citent tout ou partie de ces sources. Si les comparatifs, médias du secteur, annuaires professionnels et pages de partenaires qui traitent des questions de votre catégorie parlent de vous, votre nom et la description de votre offre font partie de la matière dont la réponse est tirée. S'ils vous ignorent, la réponse s'écrit sans vous. C'est une conséquence logique du fonctionnement de moteurs qui citent des sources, pas un résultat mesuré : aucun ne publie ses critères de sélection. Deux différences avec le netlinking classique en découlent. Une mention sans lien peut compter, puisque le moteur lit le texte. Et ce qui est écrit autour de votre nom compte autant que sa présence : une description inexacte ou datée risque d'être reprise telle quelle.
Repérer les sources qui comptent pour vous
Plutôt que de partir d'un score d'autorité, partez des réponses. Posez aux moteurs de réponse les questions que vos clients posent avant d'acheter, chacune dans une nouvelle conversation, et notez les sources citées ; faites de même dans Google. Les sources qui reviennent d'une question à l'autre forment votre liste de cibles. Pour chacune, choisissez la voie adaptée : relation presse pour un média, partenariat pour un intégrateur, fiche à créer ou corriger pour un annuaire professionnel. Puis refaites le relevé régulièrement, avec les mêmes questions : une réponse générée varie d'une fois à l'autre, et seule la série montre une tendance.
Ce que fait Vandolo
Le module Visibilité dans les IA de Vandolo, à 71 € HT par mois, suit vos requêtes dans les moteurs de réponse, citée ou non et à quelle place, relève les sources que les IA citent à votre place, formule des recommandations et tient une revue de presse et des mentions de votre marque : la liste de cibles décrite plus haut, tenue à jour. Pour un premier état des lieux, l'audit GEO gratuit de Vandolo donne un score ; le rapport détaillé coûte 29 € HT.