Deux façons pour ChatGPT de parler de vous
ChatGPT peut répondre à partir de ce que le modèle a appris pendant son entraînement, ou en effectuant une recherche au moment de la question. Ces deux voies ne passent pas par le même robot, et elles n'offrent pas la même prise. Ce que le modèle a appris ne se corrige pas d'une semaine à l'autre. Ce que la recherche trouve dépend de pages accessibles aujourd'hui : les vôtres, et celles qui parlent de vous. C'est sur cette seconde voie que porte l'essentiel du travail, et c'est elle qui peut afficher votre site comme source. Retenez la correspondance : GPTBot concerne la première voie, OAI-SearchBot la seconde.
Trois robots d'OpenAI, trois rôles différents
- OAI-SearchBot sert, selon la documentation d'OpenAI, à faire apparaître des sites dans les fonctions de recherche de ChatGPT. Un site qui le refuse n'est pas montré dans les réponses de recherche, sinon sous forme de simple lien de navigation.
- GPTBot collecte du contenu pour l'entraînement des modèles. Toujours selon OpenAI, le bloquer n'a pas d'effet sur la visibilité dans la recherche de ChatGPT.
- ChatGPT-User correspond aux visites déclenchées par un utilisateur. Il ne sert pas à décider si un contenu peut apparaître en recherche, et le robots.txt peut ne pas s'y appliquer.
L'erreur fréquente : bloquer le mauvais robot
Un cas courant : un site ajoute des règles contre « les robots d'IA » pour refuser l'entraînement des modèles, et bloque au passage tout ce qui porte un nom d'IA. OAI-SearchBot tombe avec GPTBot, et le site disparaît des réponses de recherche de ChatGPT sans que personne ne l'ait décidé. L'erreur inverse existe aussi : bloquer GPTBot en croyant se retirer de ChatGPT, alors que cela ne change rien à la recherche. La règle se déduit de la documentation : si vous refusez l'entraînement mais voulez être cité, bloquez GPTBot et autorisez OAI-SearchBot. Vérifiez aussi le groupe de votre robots.txt qui s'applique à tous les robots : une interdiction générale touche OAI-SearchBot s'il n'a pas de groupe à son nom. Et regardez au-delà du fichier, car une protection anti-bot placée devant le serveur peut refuser le robot alors que le robots.txt l'autorise.
Ce qui rend une page citable
- Une réponse précise. Une page qui traite une question, l'annonce dans son titre et y répond dès les premières phrases. Un texte qui tourne autour du sujet laisse le moteur chercher la réponse ailleurs.
- Une source identifiable. On doit savoir qui parle : l'entreprise, l'auteur, la date de mise à jour, l'origine des chiffres. Une affirmation attribuée inspire davantage confiance, au moteur comme au lecteur, qu'une affirmation anonyme.
- Une marque présente ailleurs. Comparatifs, articles de presse, annuaires professionnels, pages de partenaires : si votre entreprise n'existe que sur son propre site, rien ne vient confirmer ce qu'elle dit d'elle-même.
Aucun réglage ne garantit une citation. Ces trois qualités ne sont pas des astuces : elles rendent simplement votre page plus facile à choisir que celle d'à côté, et elles sont toutes sous votre contrôle.
Comment apparaître dans ChatGPT : les pages à soigner en premier
Inutile de tout réécrire. Commencez par les pages qui répondent aux questions posées avant l'achat : comment choisir, quelle différence entre deux approches, de quoi dépend le prix de ce type de service. Ces questions appellent une explication plutôt qu'une liste de liens, ce qui est exactement le terrain d'une réponse rédigée. Pour chacune, une page dédiée : la réponse en tête, les critères ensuite, les limites honnêtes à la fin. Une page qui dit aussi pour qui l'offre ne convient pas est plus utile à citer qu'une page qui promet tout à tout le monde.
Ce qui ne sert à rien
- Autoriser GPTBot en espérant être cité, ou le bloquer en pensant disparaître de ChatGPT : il ne joue aucun rôle dans la recherche.
- Compter sur llms.txt : aucun grand fournisseur d'IA n'a documenté qu'il lisait ce fichier.
- « Présenter » votre marque à ChatGPT dans une conversation : ce que vous lui écrivez ne devient pas une page publiée qu'il pourrait citer à d'autres.
- Répéter le nom de votre marque ou des formules toutes faites dans vos textes : la répétition n'ajoute aucune information.
- Produire en masse des pages générées et quasi identiques : elles se concurrencent et n'apportent rien qu'une autre source ne dise déjà.
- Payer un prestataire qui promet une place garantie dans les réponses : il promet ce qu'il ne contrôle pas.
Vérifier sa présence : les questions de vos clients, régulièrement
Demander à ChatGPT ce qu'il sait de votre entreprise ne mesure presque rien : vos prospects, eux, ne connaissent pas encore votre nom. Partez des questions qu'ils posent avant d'acheter — celles que reçoit votre équipe commerciale, celles des demandes de devis, les requêtes qui vous amènent déjà du trafic dans la Search Console. Posez-les telles quelles, chacune dans une nouvelle conversation, depuis un compte qui ne connaît pas votre entreprise par ses échanges passés. Notez si la réponse s'appuie sur une recherche et affiche des sources, si vous êtes cité, à quelle place, avec quelle page, et qui l'est à votre place. Puis recommencez à intervalle régulier, avec exactement les mêmes formulations : une réponse générée varie d'une fois à l'autre, et c'est la série de relevés, non un relevé isolé, qui montre une tendance.
Quand un concurrent est cité à votre place
Regardez la source précise, pas seulement le nom. Il arrive que ce ne soit pas le site du concurrent qui soit cité, mais un comparatif, un article ou un annuaire qui le mentionne et ne vous mentionne pas. Le correctif n'est alors pas sur votre site : il consiste à obtenir une présence exacte sur ces sources tierces. Si c'est bien la page du concurrent, comparez-la à la vôtre sur la même question — netteté de la réponse, date, faits vérifiables. C'est là que se trouve votre plan de travail, question par question.
Ce que fait Vandolo
Le module Visibilité dans les IA de Vandolo suit vos requêtes dans le temps : citée ou non, et à quelle place, avec les sources que les IA citent à votre place, des recommandations, une revue de presse et des mentions. Pour un premier état des lieux, l'audit GEO gratuit pose des questions à des moteurs IA à partir de votre site et donne un score ; le rapport détaillé coûte 29 € HT.