Données structurées : définition et vocabulaire schema.org
Une donnée structurée est une information présentée dans un format standard, qu'un programme lit sans avoir à l'interpréter. Le vocabulaire de référence est schema.org, lancé par les grands moteurs de recherche. Il définit des types, comme Organization, Article, Product ou BreadcrumbList, et leurs propriétés : un nom, un auteur, une date, un prix. Trois formats permettent de l'écrire : JSON-LD, les microdonnées et RDFa. Google recommande JSON-LD, un bloc séparé du HTML, plus simple à générer et à maintenir. Un principe, enfin : le balisage n'ajoute aucun contenu, il étiquette ce qui est déjà sur la page. Une information absente du texte n'a rien à faire dans les données structurées.
Ce qui a changé : HowTo et FAQ ne s'affichent plus dans Google
Selon Google Search Central, les résultats enrichis HowTo, qui affichaient des étapes, ne sont plus montrés depuis septembre 2023. Les résultats enrichis FAQ, qui dépliaient des questions sous un lien, ont été réservés aux sites gouvernementaux et de santé en août 2023, puis ne sont plus affichés du tout : l'annonce date de mai 2026, et la documentation a été retirée en juin 2026. Un balisage FAQPage ne donne donc plus aucun affichage dans Google, quel que soit le site. Un prestataire qui le vend comme un moyen d'occuper plus de place dans les résultats vend quelque chose qui n'existe plus. Le balisage n'en devient pas nuisible pour autant.
Les types qui gardent un intérêt
- Organization, sur l'accueil : le nom, le logo, l'adresse du site et les profils officiels, déclarés dans la propriété sameAs, qui relient votre marque à ses autres présences sans ambiguïté.
- WebSite : le nom du site. Google compte ces données parmi les sources qu'il peut utiliser pour composer le titre affiché d'un résultat.
- Article ou BlogPosting, sur les pages éditoriales : le titre, l'auteur, les dates de publication et de mise à jour.
- BreadcrumbList : le fil d'Ariane, qui situe la page dans l'arborescence.
- Product et son offre, pour un site qui vend en ligne : prix, devise, disponibilité, avis. C'est là que l'enjeu d'affichage reste le plus concret.
Pour savoir lesquels ouvrent encore droit à un affichage enrichi, ne vous fiez à aucun article de blog, celui-ci compris : la galerie des données structurées de Google Search Central fait foi, et elle change, comme HowTo et FAQ l'ont montré.
Pourquoi garder un balisage qui ne s'affiche plus
L'affichage n'est qu'un usage ; la compréhension en est un autre. Dans son guide sur ses fonctionnalités IA, AI Overviews et mode IA, Google range les données structurées conformes au texte visible parmi les fondamentaux du référencement, à côté de l'exploration autorisée dans robots.txt, du maillage interne, de l'expérience de page et d'un contenu textuel de qualité. Le même guide précise qu'il n'existe pas d'exigence supplémentaire pour y apparaître : le balisage n'est pas un laissez-passer. Les autres moteurs de réponse ne publient pas de règle équivalente ; ne leur prêtez pas un usage qu'ils n'ont pas décrit. La règle pratique : gardez un balisage FAQPage s'il décrit des questions réellement visibles et s'il est produit à partir du même contenu que le texte. Retirez-le s'il décrit du contenu caché ou dépend d'une saisie manuelle que personne ne tient à jour.
La règle de correspondance avec le texte visible
Google le rappelle dans ses consignes : le balisage doit correspondre à ce que voit le lecteur. Les écarts courants se reconnaissent vite : des questions balisées mais absentes de la page, un prix balisé différent du prix affiché, une note moyenne que la page ne montre nulle part, une date de mise à jour avancée sans que le contenu ait changé. Au mieux, Google ignore ces données. Au pire, un balisage trompeur peut valoir une action manuelle, qui prive les pages concernées des résultats enrichis. Le moyen le plus sûr de rester conforme : générer le balisage à partir des mêmes données que la page.
Données structurées : un exemple sur une page d'article
Prenons un article de blog. Son balisage déclare le type Article, avec le titre visible (headline), les dates de publication et de mise à jour affichées (datePublished et dateModified), l'auteur nommé sur la page (author), l'éditeur et son logo (publisher) et l'image principale (image). Chaque propriété a son équivalent visible : c'est le test à appliquer à toutes. Pour une fiche produit, même principe : un type Product avec le nom, l'image et la description, et une offre qui porte le prix, la devise et la disponibilité affichés, mis à jour par le même système que la page.
Comment tester ses données structurées
- L'outil de test des résultats enrichis de Google : il indique si une page est éligible aux résultats enrichis que Google prend en charge, et sépare les erreurs, qui bloquent l'éligibilité, des avertissements, qui signalent une propriété recommandée absente. Il ne juge que les types qui donnent un affichage chez Google : qu'il ignore un balisage ne veut pas dire que ce balisage est faux.
- Le validateur de schema.org : il contrôle la syntaxe et le vocabulaire de tous les types, qu'ils donnent un affichage ou non.
- Les rapports de la Search Console consacrés aux résultats enrichis : ils suivent les erreurs à l'échelle du site et dans le temps.
- Le contrôle à l'œil : aucun de ces outils ne vérifie que la valeur balisée est celle que la page affiche. Testez l'URL en ligne, sur une page représentative de chaque gabarit.
Les erreurs fréquentes
- Le thème et une extension SEO qui déclarent chacun leur Organization ou leur Article, avec des valeurs différentes.
- Un type Product posé sur des pages qui ne vendent rien, ou des avis balisés que la page n'affiche pas.
- Des avis sur votre propre entreprise, publiés sur votre propre site et balisés pour obtenir des étoiles : Google ne les retient pas pour les types Organization et LocalBusiness.
- Un balisage injecté seulement par un gestionnaire de balises : Google, qui exécute le JavaScript, peut le lire ; un robot qui ne lit que le HTML servi ne le voit pas.
- Des valeurs saisies à la main une fois pour toutes, qui divergent ensuite de la page.
Par où commencer
Testez d'abord une page de chaque gabarit pour savoir ce que le site émet réellement, puis supprimez les doublons et les incohérences. Posez Organization et WebSite sur l'accueil, Article et BreadcrumbList sur les gabarits de contenu, Product là où vous vendez, en branchant chaque balisage sur les données qui alimentent la page. Puis revérifiez après chaque mise à jour du thème ou d'une extension : c'est le moment où un balisage casse sans que personne ne le remarque.
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